Castelitteraire

Castelitteraire

On nous a doré la pilule, la Presse était complice.

                                       ON NOUS A DORE LA PILULE

 

Extraits:

                                                            De mourir, ça ne me fait rien,

                                    Mais ça me fait de la peine de quitter la vie. 

                                       (César dans la trilogie de Marcel Pagnol)

Avertissement :

   Je ne suis pas médecin, je les respecte énormément d'autant que j'en ai besoin comme tout un chacun, c'est un très beau métier et même une vocation.

   Cependant un praticien de mes connaissances m'a dit que la médecine ne pouvait être une science exacte pour toutes sortes de raisons

  C'est sans doute pourquoi un grand nombre de filous se sont parés d'un titre aussi respectable pour en profiter sans vergogne et sans que leur préoccupe la mise en danger d'autrui

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J'ai voulu par le présent montrer que de tout temps la maladie a été pour certains une source de grands profits !                   

Généralités.

Depuis leur apparition sur cette terre les humains, depuis qu'ils se savent mortels : se savent provisoires. Malgré leurs plaintes chroniques, leur désenchantement véritable ou simulé, leur colère contre les vicissitudes qu'ils ne peuvent dominer, en fait tout ce qui fait le malheur d'une vie, ils n'ont qu'un objectif rester le plus longtemps (éternellement si possible) sur le globe. Mais l'éternité n'est pas de ce monde, il faudra laisser la place à d'autres.

"C'est chose étonnante de constater avec quel acharnement nous refusons la fatalité du provisoire" Hervé Bazin (Ce que je crois)

Et l'on assiste en ce XXI° siècle à la course à la substitution : le clonage. D'autres en s'enfuyant vers les astres espérent peut-être échapper à la fatalité ? Ceux-là "ont les moyens". Cela suffi-il ? Je ne le crois pas.

   "N'utilise pas pour toi-même la puissance de Dieu. Comme s'il n'existait ni fatalité ni destin" Aménémopé. (Pharaon de la XXI° dynastie)

   Il y a des millions d'années apparaît sur notre planète un animal qui avait de l'avenir d'autant qu'il allait bientôt se révéler un redoutable prédateur en tous genre. On l'appela : l'homme........

Un jour nous dit Freud il prit conscience que la mort était sans retour. En même temps son cerveau prenant de l'ampleur, il se posa alors plein de questions (c'en était fini de sa tranquillité) la principale étant : pourquoi mourait-on ? La seconde : comment faire pour l'éviter ?

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Emmanuel Anati dit dans son livre : "La religion des origines" qu'au début : "La religion visait à comprendre la nature et à soigner les malades". Et nous voilà partis pour une très longue période d'empirisme au cours de laquelle les simples on fait confiance à des charlatans pour les soulager de leurs maux et maladies quand ce n'était pas de leur assurer l'immortalité. Mais tout le monde ne peut-être de l'Académie Française, il n'y en a que quarante. Remarquez que cette restriction est aussi due à un homme d'Eglise ! (le cardinal de Richelieu) 

Remarquez qu'à certaines époques ( encore de nos jours) il était enseigné que la principale préoccupation des humains devait-être de gagner la Paradis le plus vite possible après en avoir tué beaucoup : en "croisade" ou en "jihad"

  "Chaque peuple à son paradis idéal. Mes malgré ces promesses alléchantes, l'homme a toujours, sauf cas exceptionnel, préféré l'enfer de cette vie au paradis de l'autre. Même s'il est convaincu par sa foi d'aller vers une vie meilleure, l'idée de mourir ne  plait pas à l'homme" Emmanuel Anati.

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Commentaire de : "La plume d'Ys" voir catégorie partenaires

Publier un ouvrage est toujours un petit événement dans nos vies austères d'auteurs. Aussi, quand cela arrive à un partenaire de la Plume d'Ys, je ne peux que me joindre à cette bonne nouvelle et vous donner mon sentiment.

Jean Castelli est avant tout enquêteur, non pas enquêteur au 36 Quai des Orfèvres, mais enquêteur-historien à la recherche des sources et documents nécessaires à ses ouvrages restituant notre passé. Particulièrement sensible aux mœurs et coutumes des époques étudiées, notamment le 19e siècle, Jean Castelli flirte avec la sociologie et l'histoire sociale par ce petit essai satirique intitulé  « On nous a doré la pilule, la Presse était complice »,

Avec humour mais non moins d'esprit critique, Jean a rassemblé des publicités de presse (« média » unique pendant des siècles, seul lien d'information avec les citoyens qui prennent bientôt le statut de consommateurs) dont le sujet essentiel concernait notre santé : tournée des dentistes, alors médecins nomades, consultations diverses et surtout vente de médicaments et appareils miracles pour tous les maux de l'époque.

Le résultat est hallucinant : afin de vendre les fameuses pilules miracles, tout avait déjà été inventé en arguments publicitaires : depuis l'ancêtre du publi-reportage, les slogans (notamment ceux des fameuses pilules Pink, véritables morceaux d'anthologie !), par la notion de ce que l'on nomme aujourd'hui les alicaments (se soigner grâce aux bienfaits de la nourriture, ici pour le coup, la semoule et Chocolat de M. Mourlès qui préservent les enfants entre autres « des accidents causés par la dentition » op. cit. p. 30), les tests avec échantillons gratuits, le tout ayant pour but de vous faire recouvrer la santé, illico presto et … par correspondance !!!!!

De quoi aussi nourrir notre réflexion d'aujourd'hui sur notre rapport aux médicaments et notre médecine. Pour autant, éviter de mourir de rire avec ce petit essai (cela me fait un lecteur de moins pour la Plume !!!), concurrent sérieux au Prozac et autres antidépresseurs prescrits souvent trop facilement, là où une certaine vision mature et philosophique de la vie suffirait à nous rapprocher du bonheur. Je crois que Jean sera de mon avis.

                           

                                      Est Républicain du 4 juin 2009. Article de Valérie Richard



10/08/2009
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