Castelitteraire

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Le maréchal a démissioné...La République est confirmée.

 

1 & 2) catastrophe de Bouzey (88), avril 1895. 3) la France contrainte de signer le désatreux traité de paix en 1871. 4) suicide du général Boulanger sur la tombe de sa maitresse 30/9/1891. 5) dégradation de Dreyfus. 6) un bolide de l'époque. 7) la mode, plutôt encombrante. 

 

                     Le Maréchal a démissionné*

                     La République est confirmée

            

note : il s'agit du maréchal de Mac-Mahon.

 Dans ce troisième tome on assiste à la création définitive de la République. Mac-Mahon a été contraint de démissionner, les derniers opposants ont subi la défaite électorale. Jules Ferry a fait voter les lois concernant l'éducation obligatoire et gratuite. La laïcité s'instaure ce qui entraine des polémiques virulentes entre cléricaux et anticléricaux. Les scandales sont nombreux (affaire des décorations, condamnation de Dreyfus etc.) Ne manquent pas non plus les drames : rupture du barrage de Bouzey près d'Epinal, les attentats anarchistes mais aussi les progrés de la technique. Bref une deuxième partie du XIX° siècle palpitante. J'ai comme dans les précédents tomes mentionné les faits divers insolites histoire de sourire un peu.

 Extraits.                              

                               Mon but est d'organiser l'humanité sans dieu et sans roi.

                                                                                                               Jules Ferry   

Introduction.

Voilà la République installée et pour longtemps [69 années]. Une république comme n'importe quel autre système politique, n'est pas un long fleuve tranquille. Approximativement, la première moitié [29 années de 1871 à 1900] de la III°, sera parsemé de luttes idéologiques et de scandales de tous ordres.

 

Comme pour les deux ouvrages précédents, c'est à la presse régionale que je recourrai, pour pénétrer les opinions et aussi connaître les préoccupations des lorrains.

Vous retrouverez les mêmes "feuilles" et des nouvelles. Comme précédemment, j'ai autant que possible respecté style et orthographe des rédacteurs.

La fin de ce siècle vit quand même œuvrer cinq présidents, dont deux seulement termineront leur mandat.

 

Jules Grévy, de 1879 à 1886, il est réélu en janvier 1886 mais doit démissionné le 2 décembre 1887 ; Sadi Carnot, élu président en 1887, assassiné à Lyon en 1894. Jean Casimir Perrier président en 1894 il démissionna en 1895, ne supportant plus les obligations de sa charge. Félix Faure élu à la magistrature suprême en 1895, mourut à l'Elysée dans les bras de sa maîtresse en 1899 ; l'affaire Dreyfus débuta sous sa présidence et enfin Emile Loubet président de 1899 à 1906, il alla jusqu'au bout de son mandat et mourut tranquillement en 1929, âgé de 91 ans !

page 7.

  Battez tambours.  Le tambour est par excellence le plus sûr moyen d'entraîner allégrement les soldats à mourir au combat. Il se trouve qu'en ce mois de février 1879, la pénurie de cet instrument important est sévère ; il faut faire quelque chose ! Le Journal de la Meurthe relaye l'Avenir militaire pour proposer une solution :

 

"Un des nombreux moyens qui existent pour se procurer des tambours, même avec le système du service à trois ou deux ans :

Rétablir dans toutes les écoles primaires la caisse qui s'y trouvait autrefois. Sous l'empire de la loi de 1833, les élèves des écoles communales de nos 36 000 communes étaient dressés [quel vilain mot] à marcher au pas, à chanter même en cadence. Le seul instrument pour la marche était la caisse battue par un élève ; le seul instrument pour le chant était la flûte de l'instituteur"

Voyez vous nos actuels étudiants, manifester dans de telles conditions ? Moi pas. Je continue de transcrire :

"Chaque école étant pourvue d'une caisse aux frais de la commune, l'instituteur confierait aux heures libres et les jours de congé (jeudi et dimanche) deux ou trois de ses élèves au tambour de ville ou à un ancien tambour militaire.

On aurait ainsi en moyenne trois jeunes gens par commune pour battre la caisse ; au total 100 000 conscrits chaque année en état de faire des tambours, soit immédiatement, soit après un court apprentissage.

De plus, en utilisant l'instrument chaque fois que les élèves se rendent à la messe, à la promenade, etc., l'on obtiendrait ce résultat considérable : tous nos jeunes soldats sauraient marcher au pas en entrant dans l'armée.

Tout cela sans efforts comme sans dépense pour le budget de la guerre".

Au feu ! Au feu !

 

Un extincteur écologique.

 

         A l'époque les incendies, dévastateurs de quartiers entiers, sont tellement habituels, que tout au long de mon travail, je n'y ai fait mention que lorsqu'ils présentaient une circonstance exceptionnelle. Celui que j'ai trouvé décrit dans le Journal de la Meurthe du 8 février 1879, se singularise par le procédé utilisé par les pompiers pour l'éteindre :

         "Hier matin, vers sept heures, un incendie causé par l'explosion d'un tonneau de pétrole, a eu lieu rue de la Pépinière, n° 17, au domicile du sieur Trunck, ferblantier. Cette explosion s'est produite dans la cave au moment où la femme M***, locataire, y descendait avec une lampe allumée.

         Elle a pu remonter, mais elle a été brûlée aux mains et au cou. Une grande partie de la devanture du magasin a été brisée, mais l'on n'a pas d'autres pertes à déplorer.

         Les pompiers immédiatement accourus, ont étouffé le commencement d'incendie en jetant dans la cave plusieurs brouettées de fumier humide.

         Vers dix heures et demi, monsieur Trunck, étant descendu avec quatre ouvriers pour enlever le fumier que l'on avait jeté dans la cave, une seconde explosion s'est produite au moment où ils soulevaient la paille humide [le procédé n'est donc pas très efficace]. Tous les cinq ont eu la figure brûlée plus ou moins grièvement. Monsieur Trunck n'a eu que les cheveux et une partie de sa barbe atteints, mais l'un de ses ouvriers souffre beaucoup des yeux qui cependant n'ont pas été directement atteints.

         A trois heures on a pu déblayer la cave sans que d'autres accidents ne [se] soient produits".

          Pourquoi les pompiers n'ont-il pas utilisé l'eau, pour combattre ce sinistre?

 

 

                                                                                  



05/01/2008
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