Castelitteraire

Castelitteraire

Ils avaient faim mais n'avaient pas le droit de le dire

  

 

 Un siècle en particulier est-il plus mauvais qu'un autre pour les petites gens ? Je ne le crois pas !

 

 Les méfaits de la dureté des temps et des hommes ne sont guère différents. De nos jours, ils sont "plus modernes" sans plus.

 

  Dans ce livre j'ai choisi un groupe de personnages d'origines diverses que j'ai fait vivre au XIX° siècle. Ce sont des pauvres, des "gueux" comme on les appelait à l'époque. Ils subissent les guerres, les famines, les maladies…Vous ne vous ennuierez pas à la lecture de leur sombre épopée, pleine de rebondissements.

  Leur histoire, c'est celle de la majorité des Français du dit siècle, lorsque l'on avait la malchance d'être "pas né" ! C'est l'expression par laquelle on désignait : "La France d'en bas".

 Bien que j'eus pu prétendre qu'il s'agisse d'un roman, je l'ai déclaré :"Récit historique" parce que les faits décrits se sont réellement produits.

                                                                    

 Récit historique : vendu 20 euros. (131 frcs)

 

 

                           

                                                         La force et la misère.

 

                   la queue pour la soupe populaire.

 

  

Introduction.

 

 Durant tout le XIX° siècle la France a été à la recherche d'un régime politique qui lui convienne. Thiers a prétendu sans y croire que : « La République est le seul régime qui nous rassemble ».

        Avant d'y arriver il a fallu supporter : le premier Empire ; une Monarchie constitutionnelle (si peu) avec Louis XVIII ; une monarchie qui voulait revenir à la monarchie « de droit divin », Charles X, frère du précédent ; suivie d'une Monarchie libérale (pas tant que cela) avec Louis-Philippe. Ensuite on essaya une République puis le second Empire et enfin le siècle se termina avec la III° République.

          Lorsque l'on regarde les revues ou journaux relatant les us et coutumes de cette époque on y voit de belles dames richement vêtues, des messieurs très élégants se tenant fièrement droits avec le plus souvent une canne à pommeau d'or à la main.  

         Sur les boulevards circulent des landaus bien attelés de chevaux racés qui promènent plus de « courtisanes » que d'honnêtes mères de famille. Bref les français sont heureux dans un pays prospère. La bourgeoisie venue aux affaires le démontre tous les jours. N'y aurait-il plus de pauvres ?

        Si, il y en a, ils sont même majoritaires ! Alors où sont-ils ? « Les gueux » selon la terminologie du moment qui deviendront les « prolétaires ». Lorsqu'ils sont citadins ils se terrent dans les arrières cours, s'ils sont villageois on les trouve dans des masures près du bout-de-ville comme on appelle en Lorraine le tas d'ordures

         L'un comme l'autre sont exposés à toutes les misères et surtout aux maladies qu'engendrent les famines récurrentes de ce siècle. Il y a aussi les estropiés des boucheries napoléoniennes.

          Je vais donc vous raconter sous forme romancée la vie des pauvres au XIX° siècle. Tout ce qui sera écrit sera rigoureusement exacte, les faits se sont vraiment produits,  les gens ont réellement existé simplement je les ai mis en scène à ma façon pour les besoins de la cause.

 Extraits

 Les caractéristiques des personnages sont extrait de leurs fiches de police (authentiques)

 

   page 15           

Au rez-de-chaussée :

Dans la pièce du fond sur la cour : Arsène Louis Prospère Dubelley, ex hussard. Maigre, cheveux rares avec une grosse cicatrice sur le crâne, visage ovale teint mat, moustache tombante à la gauloise, yeux gris.

Taille, impossible à préciser il a perdu ses deux jambes pour la gloire du « Petit Caporal » dans une charge sabre au clair à Iéna (14 octobre 1806) ; un boulet de canon l'ayant stoppé dans son élan vers la gloire…ou la mort.

Il est redouté dans le quartier, bien qu'il se déplace sur une planche à roulettes il est d'une vélocité remarquable et ses bras sont particulièrement musclés à force de lui servir de rames.

La fiche mentionne qu'il est célibataire, quelle femme voudrait d'un homme sans jambes ? Encore s'il était riche ! Mais le document précise qu'il est orphelin qu'il n'a ni fortune ni espérance et ajoute « ivrogne et bambocheur ! » Comment peut-on bambocher sans jambe ?

Il vit de la charité publique, tous ses après-midi il les passe contre un mur en face de l'entrée du couvent, une vieille timbale par terre dans laquelle les passants jettent quelques pièces. Ceux qui font mine de ne pas le voir sont vertement apostrophés. Il a d'ailleurs mis à coté de la timbale un écriteau précisant qu'il est un ancien de la Grande Armée.

Les « Sœurs de la Charité » lui portent une assiette de soupe le soir avant qu'il ne remballe ses objets de mendicité.

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page 65

             Dubelley a été victime d'une agression, en criant « Vive l'Empereur ! » il s'est attiré la rancœur de deux légitimistes qui pour le punir lui ont volé sa planche à roulettes ; il ne peut plus se mouvoir seul, c'est Leblanc et Morel qui le matin le transporte à son lieu de mendicité. En fin d'après-midi Estelle et Léontine vont le chercher. A leur passage les quolibets fusent envers cet étrange attelage : un demi-homme suspendu à deux femmes ! Le pauvre Arsène Louis Prospère voudrait bien se cacher et ne plus sortir, il serait alors à la charge des autres, ce serait pour lui l'ultime déshonneur, alors il met sa fierté de coté.

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page 83

André en 1842, à la conscription a tiré un mauvais numéro et a été incorporé pour six ans au 11° chasseur à cheval, en garnison à Vesoul. Ce régiment est celui à qui Napoléon a attribué la devise « Voila les bons », en raison de sa conduite déterminante à Austerlitz.     

André qui ne s'est jamais occupé d'un animal, sinon des chats pour en faire des civets (ne hurlez pas, je voudrais vous voir mourant de faim !) à la responsabilité d'un cheval qui pèse trois fois plus que lui et à qui il doit donner la priorité des soins avant lui. Le soir après l'exercice il est fourbu mais s'habitue, il est nourri et n'à d'autre souci que d'échapper aux corvées. Finalement il a décidé de prendre son mal en patience.

 

 

   "Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer " Figaro (Beaumarchais)

 

 

                   

  

                 

                                            coupés élégants au XIX° siècle

                                                               

                Rue de la Charité état actuel (2008), où habitaient mes personnages

              

                  Ancien couvent des "Soeurs de la Charité" aujourd'hui M.J.C. Lillebonne

 

 

 Résumé fait par Benoît Tallot, président du Cercle Littéraire Léopold de Lunéville

« Ils avaient faim… mais n'avaient pas le droit de le dire »  aux éditions LELLO.

  Roman historique ou récit historique comme l'auteur se plait à l'intituler. 

Selon les Histoires de France, le XIXe siècle a plutôt été un siècle riche, prospère et aisé. C'est oublier que les pauvres furent nombreux et ne furent pas épargnés par les guerres, les famines, les mouvements sociaux, les révolutions et les épidémies.

L'auteur a reconstruit une histoire du XIXe au travers des fiches de police, ces fiches qui retraçaient la vie des gueux, c'est à dire les gens du peuple. Mélangeant vérité (les grands évènements du siècle tout autant que les petits faits retranscrits fidèlement dans ces fiches) et fiction (le lien entre les parcelles de vérité), le récit nous emmène dans le Nancy des pauvres gens, de la Révolution Française à la Commune en passant par 1815.

Au détour des pages, certains reconnaîtront des lieux familiers, notamment un certain château St Léopold à Lunéville, clin d'œil de l'auteur à la fondatrice du Cercle Littéraire Léopold…

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Article Est Républicain :

 

           

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 Article de Mme Jacqueline Carolus-Curien, dans le "Pays Lorrain" de Juin 2010



11/03/2008
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